Un soir, alors que je bordais mon fils, il me demanda :
« Maman, est-ce que papa ne m’aime plus ? »
Je lui pris les petites mains.
« Bien sûr que tu mérites d’être aimé, mon cœur. Les problèmes des adultes ne sont jamais de ta faute. Papa t’aime peut-être à sa manière, mais tu n’as jamais à faire quelque chose pour mériter cet amour. »
Il m’embrassa sur la joue et ferma les yeux.
En sortant de sa chambre, je regardai une dernière fois la photographie de notre ancienne famille posée sur une étagère.
Je ne l’ai pas déchirée.
Je l’ai simplement rangée.
Parce que je ne voulais pas effacer le passé. Je voulais arrêter de vivre prisonnière de ce qu’il aurait dû être.
Et depuis cette nuit-là, j’ai compris une chose :
Un enfant n’a pas besoin d’un père qui promet d’être là. Il a besoin d’un père qui répond présent lorsque son petit monde s’écroule.