Puis elle rangea son téléphone.

Dehors, l’océan avançait et se retirait dans un mouvement régulier, indifférent aux fortunes, aux mensonges et aux titres que les hommes s’attribuaient.

Claire sortit sur la terrasse.

Pour la première fois depuis onze ans, elle n’avait plus besoin de se demander si Julien était fier d’elle.

Elle savait ce qu’elle avait construit.

Elle savait ce qu’elle avait protégé.

Et elle savait surtout qu’aucun homme ne pouvait lui retirer sa valeur en la faisant sortir d’un bâtiment.

Car Julien avait passé des années à répéter que le Domaine des Dunes était son hôtel.

Il avait oublié une chose essentielle : on peut posséder le pouvoir pendant un temps, mais on ne possède jamais la vérité simplement parce qu’on parle plus fort que les autres.