Je ne savais pas si notre mariage pouvait encore être réparé. Je ne savais pas non plus jusqu’où remontaient les irrégularités découvertes, ni quelle responsabilité chacun pouvait avoir dans les décisions prises.

Mais je savais enfin ce que je devais protéger : mes droits, les intérêts de ma sœur et la vérité sur les affaires de ma famille.

Ce soir-là, j’avais cru perdre mon mari en découvrant une trace de rouge à lèvres sur sa chemise. En réalité, je venais surtout de comprendre que l’amour ne peut pas servir de procuration permanente, et que faire confiance à quelqu’un ne signifie jamais renoncer à vérifier ce qu’il signe en notre nom.