Mais j’avais enfin compris qu’être un excellent chirurgien ne faisait pas automatiquement de lui un bon mari.

Quelques mois plus tard, lorsque mon état de santé fut suffisamment stable, j’ai repris mon travail à temps partiel. J’ai recommencé à voir mes amis, à marcher chaque matin et à planifier de petites choses que j’avais longtemps repoussées.

Un jour, en rangeant mes affaires, j’ai retrouvé le bracelet d’hôpital que j’avais conservé sans savoir pourquoi.

J’ai relu mon nom imprimé dessus.

Puis je l’ai déposé dans une boîte et refermé le couvercle.

Ce bracelet me rappelait la période la plus difficile de ma vie. Mais il me rappelait aussi le moment où j’avais cessé de confondre l’amour avec l’attente.

Je ne savais pas encore ce que l’avenir me réservait.

Je savais seulement que, si je devais un jour aimer à nouveau, je ne supplierais plus personne de me considérer comme une priorité lorsque ma vie serait en danger.

Parce qu’on peut pardonner une absence. On peut comprendre une période difficile. Mais on ne devrait jamais avoir à convaincre la personne qui partage notre vie que notre existence mérite deux heures de la sienne.