Élise ne savait pas si Thomas avait anticipé chaque étape ni jusqu’où les vérifications iraient. Elle n’avait pas besoin d’inventer une réponse pour comprendre l’essentiel : elle avait le droit de protéger son patrimoine, de choisir ses conseils et de refuser un acte qu’elle ne souhaitait pas signer.

Elle leva son verre d’eau vers Claire.

— À la prochaine fois que quelqu’un me dira que je ne suis pas en état de décider.

Claire éclata de rire.

— Et tu lui répondras quoi ?

Élise sourit.

— Que je suis parfaitement capable de décider de ne plus l’écouter.

Ce soir-là, en rentrant chez elle, elle ne ressentit ni triomphe ni envie de vengeance.

Seulement un calme qu’elle n’avait plus connu depuis longtemps.

Elle avait perdu un mariage qu’elle croyait sincère.

Mais elle avait retrouvé quelque chose de bien plus précieux : la confiance en sa propre voix.

Et vous, à quel moment auriez-vous commencé à vous méfier de Thomas : lorsqu’il a commencé à décider à la place d’Élise, ou lorsque cette date du 12 février a révélé que tout avait été préparé bien avant son prétendu effondrement ?