Mais il n’avait jamais possédé sa vie.
À 7 h 18, Camille avait quitté une maison dans laquelle elle ne se sentait plus en sécurité, avec deux jeans, ses papiers et sa chienne.
Ce matin-là, elle n’avait pas tout résolu. Elle avait simplement choisi de se donner une chance.
Et parfois, c’est ainsi que commence la liberté : non pas quand la peur disparaît, mais quand on cesse de lui obéir.
Personne ne devrait avoir à prouver qu’il mérite d’être protégé. Et la célébrité d’un conjoint ne rend jamais la violence moins grave.
À votre avis, Camille a-t-elle eu raison de préserver les preuves et de laisser la procédure suivre son cours avant de parler publiquement, ou aurait-elle dû raconter immédiatement son histoire pour empêcher Adrien de contrôler le récit ?